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Formation Naturo-Alsace |
L'art de réduire l'alimentation pour favoriser l'autolyse (processus auto-guérisseur d'élimination des déchets). Il s'agit de l'anti-thèse de la nutrition, celle-ci a pour but d'apporter les nutriments nécessaires en fonction des besoins afin d'éviter toutes carences et surcharges).
En moyenne, les besoins vitaux régissant le métabolisme basal sont de 980 Kcal, 2700 Kcal pour un homme sédentaire contre 3500 Kcal pour un homme actif, 2000 Kcal pour une femme sédentaire contre 2600 Kcal pour une femme active.
Pourtant, nombreux sont les cas ayant défié toutes les lois biologiques : Agnus BARBIERI ne s'est nourrit que de thé, eau, vitamines durant 382 jours, sous contrôle médical le Docteur JENSEN a mené un jeûne avec des volontaires en les soumettant six mois à une alimentation uniquement faite de citrons et d'expositions nus au soleil de Californie, Il y a aussi le cas de cet enfant eczémateux dont la nourriture, durant deux années, a été réduite à l'absorption de pommes cuites, jus de pommes et une exposition au grand air. Ou encore cette professeur de danse de 80 ans ayant mangé durant 20 ans des fruits crus et du fromage blanc. Aux Caraïbes, les Tupi Guaranis se nourrissent uniquement de fruits tropicaux.
D'où viennent les bienfaits du
jeûne ?
Le professeur WALDORF a démontré qu'une réduction
de 10 à 30 % du total alimentaire permet une augmentation de la
longévité, les bienfaits résultant de cette diminution
permettent une résistance immunitaire plus importante ainsi qu'une
cicatrisation plus rapide.
Par ce principe, nous passons en dessous des normes permises (total kcal inférieur à 500), permettant ainsi de nombreux bénéfices pour le corps humain telle qu'une économie nerveuse et glandulaire (digestion et élimination), une diminution toxi-infection intestinale, une meilleure assimilation des nutriments, une augmentation de l'énergie vitale, une baisse de l'acidose tissulaire, une chute des radicaux libres, une meilleure tonification des tissus, la disparition de symptômes comme les ballonnements digestifs par exemple. Cette autolyse diététique partielle permet le recyclage des déchets stockés.
L'AUTOLYSE
Définition :
C'est l'auto digestion des cellules et tissus à l'aide d'enzymes intracellulaires, les lysosomes. Ceux-ci sont formés dans un organite de la cellule (appareil de Golgi) et contiennent quarante types d'enzymes très puissantes, capables de dégrader une grande diversité de molécules et de bactéries à l'intérieur et à l'extérieur de la cellule (auto-digestion des queues de grenouilles). Processus nécessaire pour nourrir le corps lorsque celui-ci est privé de nourriture, cette manifestation de la force vitale est auto-guérisseuse, ce processus est inscrit dans l'hypothalamus de tous les mammifères.
Favoriser l'autolyse:
Il existe trois façons de favoriser
l'autolyse : par des régimes restrictifs (qualitatif et quantitatif),
la mono-diète et le jeûne. Par ailleurs, deux conditions
sont à réunir impérativement afin de la mener à
bien : une bonne vitalité (ce processus nécessite de l'énergie
vitale) et une diminution rationnelle de l'alimentation.
Une cure est efficace quelque soit le moment mais la régénération
se fait lorsque la personne est dans une bonne phase énergétique.
A quel moment débute l'autolyse et les conditions pour la mener à bien ?
Tout d'abord, celle-ci débute lorsque les réserves nutritives circulantes sont épuisées. Sont concernés le glucose contenu dans le sang, le foie et les m uscles ainsi que les acides gras. Cette autonomie dure de 24 à 48 heures, que la personne soit enveloppée ou mince. Tant que l'intestin et le colon ne sont pas vides, il persiste une assimilation de nutriments. La désassimilation installée, le cerveau archaïque inverse la fonction digestive et supprime la faim. Il s'agit alors d'apporter des aliments en quantité insuffisante par rapport aux besoins.
Pour favoriser l'autolyse, le choix des aliments se fait en s'orientant vers la dissociation alimentaire (aliments crus, spécifiques, biologiques) afin d'éviter toute lutte contre les poisons. La diminution de l'activité digestive permet une économie nerveuse et glandulaire, l'élimination est facilitée par cette diminution de toxines.
De même, il y a lieu d'éviter tout gaspillage énergétique par une économie musculaire, sensorielle, intellectuelle (pensées, soucis), alimentaire?; favoriser un contact avec un milieu vitalisant (la nature)?; la suppression des dévitalisants tels que les alcaloïdes, la pollution, les vêtements synthétiques?; privilégier le repos et positiver grâce à son entourage, ou encore par la lecture.
Plusieurs facteurs peuvent empêcher une autolyse correcte?: une vitalité insuffisante, l'âge, un manque de confiance par rapport au jeûne, des prises de médicaments de synthèse Ö (cf. ñ contre indication au jeûne).
La loi de Yéo?:
Lorsque la durée du jeûne dépasse les limites acceptables, le corps, privé alors de nourriture, dépérira. Dans ces conditions extremes de privation de nourriture, conduisant jusqu'à la mort, les pertes seront de 97 % de graisse, 63 % de rate, 56 % de foie, 30 % de muscles, 17 % de volume sanguin. Par contre, le centre nerveux n'a aucune perte, le cúur ne perd que 0,2%. La règle en résultant est que l'organisme se nettoie avant le mental.
Les toxines éliminées vont des plus récentes aux plus anciennes.
L'intelligence du corps permet aux organes vitaux de n'être digérés qu'en dernier lieu?: le corps ne sacrifiant pas les parties utiles (exemple du têtard se transformant en grenouille n'ayant alors plus aucune utilité de sa queue).
L'autolyse selon SHELTON?:
Ce processus est très commun dans la nature mais a été négligé par les physiologistes. Durant un jeûne, le corps se nourrit de ses propres tissus sous forme de protéines, de glucides et de lipides pouvant ainsi passer dans le sang et être assimilés par les cellules afin d'être digérés.
Le terme "autolyse" vient du grec signifiant perte de soi-même. Il s'agit d'un processus d'auto digestion, de digestion intra-cellulaire.
Par exemple, lorsque le têtard se transforme en grenouille, sa queue ne tombe pas mais elle est absorbée (elle est composée de graisses, muscles, nerfs, peau) et sous l'action d'enzymes appropriés est digérée pour être décomposée en acides aminés, acides gras, glucose Ö et ainsi réabsorbés. Durant la période d'absorption de la queue, la grenouille ne mange pas (ses pattes antérieures deviennent alors apparentes). Ce jeûne hâte le processus, la queue est alors nourriture vitale. Chez le crapaud, la mue revient à plusieurs reprises. Il mange sa peau, la digestion se faisant dans l'estomac.
Chez les végétaux, le bulbe est une réserve de nourriture permettant de devenir une plante.
Chez les animaux, le développement embryonnaire de l'úuf comporte la digestion d'aliments nutritifs de l'úuf. Le germe et la partie nutritive sont digérés par les enzymes de l'embryon. Si l'on coupe la queue d'une salamandre jeûnant, celle-ci repousse. Les matériaux nécessaires sont pris du corps afin de créer une nouvelle queue.
Chez l'animal gravement blessé, sa cicatrisation s'effectue malgré son refus de manger. Beaucoup de sang est envoyé à la blessure afin que celle-ci guérisse. Les réserves autolysées sont transportées à l'endroit où le corps en a le plus besoin. C'EST LA REDISTRIBUTION INTELLIGENTE DES MATERIAUX VITAUX.